Understanding Affirmations

Les affirmations positives vous mettent mal à l’aise ? Une façon simple de commencer

The Vylo Team · 11 min de lecture ·
Vylo illustration, confident relaxed person in sunglasses
TL;DR

Si les affirmations positives vous mettent mal à l’aise, cela ne signifie pas que vous êtes trop cynique ou que vous vous y prenez mal. Laissez de côté les discours devant le miroir et utilisez plutôt des phrases discrètes, écrites et crédibles, à peine plus bienveillantes que votre dialogue intérieur habituel. Le but n’est pas de vous convaincre de quelque chose d’absurde. Il s’agit de vous entraîner à avoir une réaction plus juste lorsque votre critique intérieur prend trop de place.

Si les affirmations positives vous mettent mal à l’aise, sachez que vous êtes loin d’être la seule personne dans ce cas. Beaucoup entendent ce mot et imaginent aussitôt la version Stuart Smalley du développement personnel : se regarder dans un miroir et déclarer, "I’m good enough, I’m smart enough…", avec une sincérité absolue avant même le petit-déjeuner.

Cette image est drôle parce qu’elle touche juste. Dire quelque chose d’élogieux sur soi peut sembler artificiel, gênant, ou donner l’impression d’essayer de se tromper soi-même. La bonne nouvelle, c’est qu’il n’est pas nécessaire de pratiquer les affirmations positives de cette façon pour qu’elles soient utiles.

L’approche la moins gênante est simple : gardez les mots pour vous, choisissez-les crédibles et considérez-les comme une petite interruption du discours intérieur sévère, plutôt que comme une grande déclaration sur votre identité. Vous pouvez les penser en silence, les écrire dans une note ou les lire en préparant votre café. Le miroir est facultatif.

Pourquoi les affirmations positives mettent-elles mal à l’aise au départ ?

Les affirmations positives paraissent souvent mièvres parce qu’elles vous demandent de dire une phrase positive qui entre en conflit avec ce que vous croyez sincèrement. Votre cerveau remarque le décalage, et le regard intérieur désabusé arrive comme prévu.

Il y a aussi une dimension sociale. On nous apprend généralement à éviter de paraître prétentieux, si bien que dire quelque chose de gentil sur soi peut donner l’impression de se vanter, même quand personne d’autre n’est là. Ajoutez à cela l’image familière du discours enthousiaste devant le miroir, et il devient compréhensible qu’une personne réfléchie et lucide puisse résister.

Parfois, ce malaise est une information utile. Si une phrase comme "Je suis totalement sûr de moi et rien ne peut m’arrêter" vous fait reculer, inutile de vous y forcer. Elle vous demande probablement plus de conviction que vous ne pouvez réellement lui en donner aujourd’hui.

C’est important, car les déclarations positives sur soi ne sont pas utiles de la même manière pour tout le monde. Dans une étude souvent citée, les personnes ayant une faible estime d’elles-mêmes se sont parfois senties plus mal après avoir répété des déclarations très positives qui contredisaient leur vision d’elles-mêmes. Le problème n’était pas que toute parole bienveillante soit néfaste. C’était l’ampleur du saut demandé. Vous pouvez consulter les recherches originales de Wood, Perunovic, and Lee (2009) à l’adresse doi.org/10.1111/j.1467-9280.2009.02370.x.

Comment pratiquer les affirmations positives sans vous sentir ridicule ?

Vous pouvez pratiquer les affirmations positives sans vous sentir ridicule en abandonnant l’aspect théâtral. Utilisez-les discrètement, en privé, dans un format qui correspond à votre vie réelle.

Aucune règle ne dit qu’une affirmation doit être prononcée à voix haute, répétée trois fois ou dite en se regardant dans les yeux dans le miroir de la salle de bains. Ce sont simplement des versions devenues populaires. Si elles vous donnent envie de disparaître sous terre, choisissez-en une autre.

  • Pensez-la en silence : répétez une phrase courte en attendant le début d’une réunion ou en marchant vers le train.
  • Écrivez-la une fois : notez une phrase dans votre application de notes, votre journal ou sur un écran de verrouillage privé.
  • Lisez-la au lieu de la réciter : faites-en un rappel, pas un discours à jouer.
  • Utilisez-la comme une réponse : quand vous remarquez une pensée sévère, répondez-y par quelque chose de plus équilibré.
  • Adoptez un ton neutre : dites la phrase comme si vous parliez à un ami, et non comme si vous passiez une audition pour une publicité de bien-être.

Chez Vylo, nous construisons nos outils autour de cette réalité plus discrète. Les gens n’ont pas toujours besoin de plus de volume ou d’enthousiasme. Souvent, ils ont besoin d’une phrase qui les rattrape au moment précis où ils sont sur le point de s’emballer et leur offre une autre possibilité.

Si l’idée vous semble toujours artificielle, commencez par la distinction présentée dans notre guide sur les raisons pour lesquelles les affirmations positives peuvent sembler fausses et la manière de les rendre crédibles. Ce ressenti n’est pas un échec personnel. Il indique généralement que la formulation doit se rapprocher de votre réalité.

Qu’est-ce qui rend une affirmation crédible plutôt que mièvre ?

Une affirmation crédible repose généralement sur un processus, reste précise et est suffisamment proche de votre point de vue actuel pour que vous puissiez la dire sans vous contredire. Elle doit ressembler à une direction possible, pas à une affirmation outrageusement amplifiée.

Comparez ces deux phrases :

  • "Je suis formidable dans tout ce que je fais."
  • "J’apprends peu à peu à me faire davantage confiance."

La seconde ne vous demande pas de nier une mauvaise journée, une erreur ou une insécurité bien réelle. Elle vous laisse le droit d’être encore en chemin. C’est souvent là qu’une affirmation utile trouve sa place.

Essayez des phrases qui utilisent des formulations comme :

  • "J’apprends à…"
  • "Je peux faire un petit pas…"
  • "Ce n’est pas grave si…"
  • "Je n’ai pas besoin de…"
  • "Je peux m’entraîner à…"
  • "Aujourd’hui, je peux…"

Par exemple, au lieu de "Je ne suis jamais maladroit", essayez : "Je peux être un peu maladroit et quand même être apprécié." Au lieu de "Je connais un succès phénoménal", essayez : "Je prends mon travail au sérieux, une tâche après l’autre." Au lieu de "J’aime mon corps", essayez : "Mon corps mérite aujourd’hui des soins et du respect élémentaires."

Il ne s’agit pas de placer la barre plus bas parce que vous seriez faible. Il s’agit de choisir des mots avec lesquels votre esprit peut travailler. La théorie de l’affirmation de soi, introduite par Claude Steele, s’intéresse à la protection de notre sentiment d’intégrité lorsque nous nous sentons menacés, et non au fait de prétendre que nous n’avons aucun problème. L’article original est disponible à l’adresse doi.org/10.1016/S0065-2601(08)60229-4.

Quelles affirmations positives, pas trop gênantes, peut-on essayer pour commencer ?

Les meilleures affirmations positives, quand on veut éviter le malaise, semblent suffisamment ancrées dans le réel pour que vous puissiez réellement vous les dire un mardi ordinaire. Elles n’ont pas besoin d’être poétiques, parfaites ou inlassablement positives.

Voici une sélection pratique que nous proposerions à une personne débutante et un peu gênée, qui souhaite essayer sans devenir quelqu’un qu’elle ne reconnaît pas :

  • Je n’ai pas besoin de me sentir sûr de moi pour faire le prochain pas.
  • Je peux être nerveux et quand même réussir à gérer cette conversation.
  • Un moment difficile ne définit pas toute ma journée.
  • J’ai le droit d’apprendre au fur et à mesure.
  • Je peux me parler avec un peu plus de justice.
  • Ce n’est pas grave de faire une pause avant de décider ce que cela signifie.
  • Je n’ai pas besoin que tout le monde me comprenne.
  • Aujourd’hui, en faire suffisamment, c’est suffisant.

Remarquez ce que ces phrases ne disent pas. Elles ne promettent pas que rien ne se passera mal, que tout le monde vous approuvera ou que l’anxiété disparaîtra. Elles laissent une place à une réalité difficile tout en proposant un prochain pas plus stable.

Cela peut être particulièrement utile avant une situation précise. Avant une présentation, vous pourriez utiliser : "Je peux être préparé sans être parfait." Après un échange de messages gênant : "Je n’ai pas besoin de résoudre toute cette incertitude maintenant." Lors d’une journée où vous manquez d’énergie : "Une petite action compte quand même."

Peut-on essayer les affirmations positives en privé pendant cinq jours ?

Oui. Une expérience privée de cinq jours est une façon peu contraignante de découvrir si les affirmations positives vous aident, sans vous engager à devenir une personne qui en pratique.

Voici la petite routine que nous recommandons quand quelqu’un dit vouloir essayer, tout en étant profondément gêné par l’idée :

  1. Choisissez une difficulté concrète. Prenez quelque chose d’ordinaire, comme l’anxiété au travail, l’autocritique après un moment passé en société ou le fait de commencer une tâche.
  2. Écrivez une phrase crédible. Utilisez une formulation suffisamment vraie pour être supportable. Par exemple : "Je peux commencer avant de me sentir totalement prêt."
  3. Choisissez un signal privé. Lisez-la en vous brossant les dents, en déverrouillant votre téléphone ou en ouvrant votre ordinateur. Limitez-vous à 10 secondes.
  4. Ne mesurez pas votre sincérité. Vous n’avez pas besoin de vous sentir inspiré. Observez simplement si la phrase adoucit, stabilise ou modifie d’un pour cent votre action suivante.
  5. Adaptez la formulation le cinquième jour. Si elle vous semble toujours ridicule, rendez-la plus neutre. "Je peux commencer pendant deux minutes" fonctionnera peut-être mieux que "Je suis une personne concentrée."

Cette dernière étape est importante. Vous n’échouez pas si une phrase ne vous parle pas. Vous la retravaillez. Une bonne affirmation est un langage personnel, pas une formule magique imposée.

Pour une version plus structurée de cette pratique, consultez notre guide fondé sur les données consacré à la manière d’utiliser les affirmations positives de façon fondée sur les données. Il aborde le moment choisi, la répétition et les attentes réalistes.

Quand vaut-il mieux éviter les affirmations positives ou demander davantage de soutien ?

Arrêtez ou modifiez une affirmation si elle vous fait systématiquement vous sentir plus mal, plus honteux ou comme si vous échouiez dans votre démarche de développement personnel. Une phrase d’ancrage neutre, une tâche concrète ou une conversation avec une personne de confiance pourra être plus utile sur le moment.

Les affirmations positives sont une pratique de soutien, pas un traitement de la dépression, d’un traumatisme, d’une anxiété sévère ou d’une situation de crise. Si le désespoir, la panique, les pensées d’automutilation ou une humeur dépressive persistante affectent votre quotidien, un professionnel de la santé mentale habilité peut vous apporter un soutien qui va bien au-delà d’une phrase affichée sur un écran.

Si vous risquez de vous faire du mal ou si vous ne vous sentez pas capable de rester en sécurité, contactez immédiatement les services d’urgence locaux ou un service de crise. Aux États-Unis et au Canada, appelez ou envoyez un SMS au 988 pour joindre la Suicide & Crisis Lifeline. Si vous vous trouvez ailleurs, contactez votre ligne de crise ou votre numéro d’urgence local.

Il n’y a rien de futile à vouloir se parler avec davantage de bienveillance. Vous n’avez pas non plus besoin d’en faire une personnalité, une performance ou un monologue devant le miroir. Commencez par une phrase à laquelle vous pouvez croire, gardez-la privée si vous le souhaitez et accordez plus d’importance à son utilité qu’à son apparence.

Questions fréquentes sur les affirmations positives qui mettent mal à l’aise

Voici les questions que les gens posent généralement lorsqu’ils souhaitent avoir un dialogue intérieur plus bienveillant, mais n’arrivent pas à dépasser le côté mièvre.

Pourquoi les affirmations positives me mettent-elles mal à l’aise ?
Elles peuvent sembler trop exagérées, trop publiques ou trop éloignées de ce que vous croyez actuellement. Essayez une phrase plus discrète et fondée sur un processus, comme "J’apprends à être moins dur avec moi-même", plutôt qu’une grande déclaration.
Dois-je dire les affirmations positives à voix haute ?
Non. Vous pouvez les penser en silence, les écrire dans un journal, les enregistrer dans une note ou simplement les lire. Les affirmations positives privées comptent tout autant que celles prononcées à voix haute.
Que faire si les affirmations positives me font me sentir plus mal ?
Arrêtez d’utiliser cette phrase et rendez-la plus crédible ou plus neutre. Les déclarations très positives peuvent avoir l’effet inverse chez certaines personnes, surtout lorsqu’elles contredisent fortement une faible estime de soi. Si la souffrance persiste, demandez le soutien d’un professionnel de la santé mentale qualifié.
Combien de temps faut-il pour que les affirmations positives agissent ?
Il n’existe pas de délai fiable, et les affirmations positives ne sont pas une solution rapide. Cherchez plutôt de petits changements concrets, comme faire une pause avant de vous critiquer ou accomplir une action que vous évitiez, plutôt que de vous attendre à une transformation complète de votre personnalité.

Bring affirmations into your day

Vylo delivers personalized daily affirmations built around your goals. Free on iPhone.

Télécharger sur l'App Store
Scroll to Top